Dernière tentative

Un mois plus tard, je vis encore…

Pour trainer dans un monde sans toi, sans espoir et sans regret.

Je fréquente quotidiennement la ligne B, je ne te vois plus. Ton souvenir s’estompe chaque jour, et j’ai peur, peur d’oublier ce visage angélique et si bien façonné. L’oubli est la pire des sanctions. Pourquoi t’es-tu volatilisée alors que je renaissais, même de façon éphémère?

Je ne veux pas t’effrayer. Juste t’écrire, te dire, tous les mots que tu mérites d’entendre et de lire.

A mes heures perdues (qui ne méritent pas d’être qualifiées de perdues soit-dit en passant), je compose. Je suis pianiste, en fin de journée, ou quand je ne veux plus être médecin. Comme Bardot un temps muse de Gainsbourg, tu m’inspires. Alors, lorsque je rentre chez moi, je ballade mes doigts sur le clavier, je ferme les yeux, et je joue.

Mes jours sont comptés.

Je n’ai jamais ressenti un tel vide après une rencontre si sommaire.

Mais bon sang, chère inconnue, quel est ton prénom? D’où viens-tu? Pour semer dans ma tête et mon corps plus de désordre que les Sirènes du port de Messine? Tu m’as séduit, moi navigateur perdu en eaux si troubles aujourd’hui. Je ne veux pas faire naufrage et surtout je ne veux pas noyer mon chagrin dans un espoir, celui de te retrouver, même une fraction de secondes.

A celle qui a bouleversé mes principes et ma stabilité. Le soleil sous la terre du 30 octobre.

Je ne demande rien si ce n’est recroiser ta route.

L’homme bientôt poussière.

    Détails

  • Métrobà Rangueil.
  • Une rencontre faite le 30 octobre 2013.
  • Rédigé par un homme pour une femme.
  • Publié le dimanche 24 novembre.

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